Peur de l'abandon? Comment s'en affranchir en tant qu'adulte

 

La crise d' "abandonnite"

Abandon, abandonnite, vous est-il déjà arrivé de vous sentir rejeté? Hors du moule? Pas comme les autres? Isolé? Mis à l'écart? Ignoré? Carrément abandonné? Cette sensation vous a-t-elle laissé un goût amer en bouche? La gorge serrée? Des sueurs froides peut-être? La boule au ventre? Stress, anxiété, mal-être, mal de vivre parfois, peur que toute votre vie s'écroule ou parte en fumée? Cela peut se montrer gênant voir angoissant dans certaines situations... de couples, professionnelles, amicales, familiales etc.

Clarifions pour simplifier

Je vois passer certaines personnes qui paniquent car elles se sentent abandonnées lors d'une rupture amoureuse, un N+1 qui démissionne, l'expatriation d'un proche, un gros clash familial, un décès... Quitter vs. abandonner Lorsqu'il y a rupture ou éloignement, l'adulte sera alors quitté et non abandonné. S'il vous arrive de vivre une situation de rupture ou de vous sentir mis à l'écart, je vous invite à prendre un peu de recul de la manière suivante et de garder en tête que vous possédez logiquement vos moyens et toujours:

  • un esprit critique,
  • votre bon sens même si vos émotions vous submergent,
  • le droit de vote (obligatoire en Belgique),
  • accès à votre compte bancaire,
  • une capacité à effectuer des transactions financières,
  • votre permis de conduire,
  • etc.

Bref, vous gardez votre liberté absolue d'agir ou pas, de vous prendre en main ou pas, de demander de l'aide ou pas, de rester dans un statut de "victime" ou pas...

Qui est concerné par l'abandon?

On parlera d'abandon pour les enfants. Ils sont tributaires des adultes, de leurs parents, de leurs proches qui sont supposés en prendre soin, les protéger et par conséquent assurer leur survie.

On parlera des besoins de bases ou physiologiques à combler tels que faim, soif, sommeil, élimination; des besoins de sécurité tels qu'un environnement stable et prévisible dans lequel l'enfant se sent bien et peut s'exprimer librement.

Son besoin d'appartenance et d'amour devra aussi être comblé sainement pour qu'il se sente aimé, respecté et choyé. N'oublions pas que la mission du parent est d'élever son enfant, entendons par élever le faire grandir et évoluer pour qu'il devienne un adulte épanoui, confiant, responsable de lui-même et autonome.

D'où vient la blessure d'abandon?

Elle se développe très tôt, déjà pour certains à l'état foetal. Pour d'autres lorsque nouveaux-nés ou jeunes bébés, leurs parents les laissaient pleurer ou hurler longtemps, voire des heures, seuls dans leurs petits berceaux.

A ce stade, l'enfant étant totalement dépendant de son parent qui ne vient pas à son secours pour s'en occuper, se retrouvera dans un état de désespoir tel qu'il se sentira littéralement abandonné.

Il y a 60 - 50 - 40 ans et même moins, certains pédiatres, infirmières etc conseillaient aux parents de laisser pleurer leurs petits bébés. Certains parents excédés par les pleurs, car épuisés ou mal informés, ont laissé faire, certains pensant être bien conseillés et bien faire.

Un traumatisme minimisé

Par faute de temps, de connaissances, d'informations, ces angoisses enfantines n'ont pas été prises au sérieux et se sont imprimées dans la chaire des enfants tels que vous, vos proches, moi etc.

Ensuite, ces peurs, troubles, désarrois ont été renforcés par d'autres épisodes qui ont confirmés les premiers. Un parent épuisé qui n'a pas ou peu de temps à accorder à son enfant.

L'arrivée d'un frère ou d'une soeur ou carrément des jumeaux. Une séparation des parents si elle n'est pas expliquée clairement à l'enfant qu'il n'est en rien responsable...

La crainte du rejet

Puisque ces angoisses d'abandon ont été minimisées voire étouffées malgré tous nos efforts, elles sont bien là et bien imprimées. Pour un adulte, chaque situation de rupture éventuelle ou effective sera vécue comme un rejet.

Elle sera traduite par "suis-je digne d'être aimé?" par un conjoint, ou "suis-je digne d'être apprécié" par un supérieur hiérarchique etc. Quelle est l'image que nous reflétons de nous-même dans de telles situations qui nous font croire que l'on vit l'abandon?

Exemple: Henri, veut tellement se faire apprécier par son équipe et sa hiérarchie, essaie de se rendre indispensable au bureau et est partout à la fois même là ou il n'est pas attendu. Martine est si discrète et gentille qu'elle n'arrive pas à dire non à la surcharge de travail imposée et dès-lors en néglige sa famille. Noah s'oppose sans cesse à ses professeurs et ses parents mais rêve de se faire apprécier par les premiers et aimer par les seconds.

S'affranchir de cette dépendance

Dès que l'on prend conscience qu'il y a moyen de garder la main sur notre destin, que nous sommes maître de notre vie, de prendre du recul sur nos projets.  

Nous pouvons décider autant que possible d'agir autrement et en connaissance de cause. On peut dès-lors plus facilement baliser le terrain, relier les situations à répétition et voir ce qu'il en découle.

Faire des demandes spécifiques pour se faire entendre, se sentir autant que possible respecté. Du coup la perception de la réalité prendra une autre saveur. Qu'est-ce que percevoir la réalité sachant que la réalité que nous percevons n'est que notre réalité?  

A très bientôt,

Manoelle van der Straten  

+32 475 22 07 65

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